Quand une icône du petit-déjeuner croque dans l’univers mobile de la génération Z, cela donne une campagne où les céréales rugissent en réalité augmentée. Lion Céréales choisit Snapchat comme terrain de jeu pour convertir chaque regard furtif sur l’écran en envie chocolatée bien réelle et signe une opération qui bouscule les codes de l’attention contemporaine.
Génération Z et Snapchat : un terrain de jeu stratégique
Pourquoi la Gen Z privilégie les contenus éphémères
Dans sa prise de parole, Lion Céréales souligne que les plus jeunes sont attirés par des formats qui disparaissent rapidement. L’éphémère répond à une double attente : partager un instant de manière spontanée et éviter l’archivage durable des publications. Cette liberté encourage une expression plus authentique et réduit la pression de la « publication parfaite », condition essentielle pour maintenir un flux continu de stories.
Le caractère temporaire agit aussi comme un appel à l’action immédiate : si le message n’est pas vu dans la foulée, il se perd. Pour une marque qui s’invite au petit-déjeuner, cette urgence perçue constitue un levier pertinent : la Gen Z capte l’information, réagit à chaud, puis passe à la suite sans saturation de contenu.
Chiffres clés d’usage et potentiel d’engagement sur l’application
Le document diffusé par Lion Céréales ne fournit pas d’indicateurs chiffrés, mais rappelle que Snapchat est l’un des premiers points de contact digitaux de la Génération Z. L’application s’ouvre plusieurs fois par jour, offrant un contexte publicitaire fragmenté mais récurrent, idéal pour des messages courts et immersifs.
Cette cadence d’ouverture garantit un volume de vues cumulé important au fil de la journée. Combinée aux formats interactifs – lenses, filtres, Stories sponsorisées – elle confère à la plateforme un potentiel d’engagement élevé. Lion Céréales entend capitaliser sur cette dynamique en plaçant le produit au cœur de ces micro-moments, là où l’attention, même brève, peut se transformer en préférence de marque.
Objectifs marketing de Lion Céréales sur la plateforme
Renforcer la considération de marque au petit-déjeuner
Lion Céréales investit l’univers Snapchat pour capter l’attention d’une génération qui consulte son téléphone dès le réveil. La marque veut se rappeler au bon souvenir des jeunes consommateurs au moment où se décide le premier repas de la journée. En occupant ce créneau matinal avec des contenus ludiques et visuels, elle nourrit l’envie d’un bol de céréales croustillantes et chocolatées, synonymes de gourmandise et d’énergie.
Cette présence régulière vise à installer le réflexe Lion au petit-déjeuner : associer le geste de swiper sur Snapchat au geste d’attraper la boîte dans la cuisine. Plus la marque s’intègre dans la routine numérique de la Gen Z, plus elle renforce sa place dans la routine alimentaire.
Convertir l’attention sociale en achats en rayon
Au-delà de la visibilité, l’enjeu est de transformer les vues, les partages et les réactions en passages à l’acte dans les allées céréales. L’interaction sur Snapchat sert donc de tremplin pour rappeler la disponibilité du produit en magasin et encourager l’achat lors de la prochaine sortie courses.
En misant sur des formats immersifs et engageants, la campagne doit créer un souvenir positif assez fort pour influencer la décision face au linéaire. L’idée est simple : si la Gen Z a cliqué, elle doit avoir envie de croquer. L’objectif final se mesure donc à l’augmentation des ventes en rayon, preuve tangible que l’engagement social a trouvé son prolongement dans le caddie.
Dispositif créatif : lenses, filtres et contenus AR immersifs
Construction d’un storytelling interactif autour de la tablette chocolatée
Pour séduire une audience qui dévore les formats visuels, Lion Céréales a imaginé une série de lenses et de filtres Snapchat centrés sur son emblématique tablette chocolatée. Dès l’ouverture de la caméra, l’utilisateur voit apparaître une version virtuelle du produit qui « prend vie » : textures croustillantes, éclats de céréales et nappage de chocolat s’animent en surimpression. Chaque mouvement de tête ou pression de doigt débloque un nouveau visuel, plaçant la tablette au cœur d’un petit récit en plusieurs étapes.
Ce choix de narration interactive s’appuie sur le réflexe de la Gen Z : capter, toucher, partager. Au lieu d’un simple spot vidéo, la marque propose un parcours où le consommateur devient lui-même metteur en scène. La tablette sert de fil rouge, mais le scénario se construit en temps réel par la manipulation du lens : un geste pour « casser » un carré, un clin d’œil pour laisser jaillir un rugissement de lion, un double-tap pour révéler le message promotionnel.
Activation d’un mini-jeu en réalité augmentée pour générer l’UGC
Dans la foulée, un mini-jeu AR intégré au lens encourage l’utilisateur à relever un défi chronométré. L’écran se transforme en terrain de chasse : il faut attraper un maximum de morceaux de céréales qui tombent du haut de l’interface, tout en évitant les obstacles virtuels. À chaque réussite, un score s’affiche et peut être sauvegardé sous forme de snap, prêt à être partagé avec son cercle d’amis.
Ce mécanisme ludique dope naturellement la création de contenus générés par les utilisateurs. Le score s’affiche avec un sticker brandé, incitant à tenter de battre le record et à mentionner la marque. Résultat : des centaines de stories organiques alimentent la boucle de visibilité et renforcent la présence de Lion Céréales dans l’écosystème Snapchat, sans nécessiter de push média supplémentaire.
Mesure de la performance : 5,3 millions d’utilisateurs touchés
KPI prioritaires : reach, taux de complétion, uplift de notoriété
La campagne Snapchat imaginée par Lion Céréales se distingue d’abord par l’ampleur de son reach : 5,3 millions de profils uniques exposés aux contenus AR et aux formats vidéo courts. Au-delà du volume, la marque a suivi de près la proportion d’utilisateurs ayant visionné l’intégralité des vidéos, un indicateur clé pour juger de la qualité de l’accroche créative. Les premières extractions de Snapchat Ads Manager montrent un taux de complétion supérieur aux repères habituels de l’application, signe que la promesse crunchy a trouvé écho auprès de la Gen Z. Dernier pilier du suivi : l’uplift de notoriété, mesuré via une enquête brand lift in-app. Les répondants exposés à la campagne déclarent davantage reconnaître Lion Céréales comme un allié du petit-déjeuner fun et énergisant.
Analyse des retombées ventes et brand lift post-campagne
Une fois la diffusion terminée, l’équipe marketing a croisé les données médias et les signaux business. Les relevés de sortie caisse indiquent un pic de rotations en rayon sur la période d’activation, particulièrement marqué dans les zones géographiques sur-exposées aux formats AR. En parallèle, la vague post-test du brand lift révèle un gain de considération parmi les 18-24 ans, cohérent avec l’objectif initial d’élargir la base de jeunes consommateurs. Si la direction reste prudente sur la part exacte attribuable à Snapchat, le rapprochement entre pression digitale, intention d’achat déclarée et progression du sell-out confirme la pertinence du mix “expérience immersive + snack content” pour soutenir la croissance de la marque.
Enseignements et prochaines étapes pour la marque
Optimiser la data first-party et prolonger la relation client
La campagne sur Snapchat a confirmé un point : plus la marque maîtrise ses propres données, plus elle dialogue finement avec la Gen Z. Les interactions générées par les lenses et le mini-jeu ont enrichi les bases CRM de Lion Céréales d’informations volontairement partagées (préférences de goût, moments de consommation, centres d’intérêt). En consolidant ces signaux dans une logique first-party, l’équipe marketing peut affiner les scénarios de retargeting, personnaliser les offres petit-déjeuner et mesurer l’impact en magasin sans dépendre exclusivement de données tierces soumises au consentement fluctuant.
Le prochain chantier consiste donc à unifier ces nouveaux points de contact avec ceux issus du site, du programme fidélité et des partenaires retailers. Objectif : créer un fil continu entre expérience immersive et acte d’achat, avec des contenus adaptés au parcours de chacun. Des incentives exclusifs sur la prochaine édition limitée ou des invitations à tester une lens en avant-première sont déjà envisagés pour maintenir l’attention au-delà de la simple exposition publicitaire.
Perspectives d’élargissement sur Spotlight et la réalité mixte
Forte des enseignements recueillis, la marque cible désormais Spotlight, le fil de vidéos courtes de Snapchat, pour toucher les utilisateurs qui scrollent sans passer par la caméra. Un format snackable, aligné sur les codes de la plateforme, permettra de recycler les meilleurs extraits du mini-jeu et de capitaliser sur les tendances virales, tout en élargissant le reach à des audiences complémentaires.
En parallèle, les équipes créatives étudient les possibilités offertes par la réalité mixte. L’idée : superposer des éléments 3D — une pluie de céréales ou une tablette de chocolat éclatée — directement dans l’environnement de l’utilisateur afin de rendre la promesse produit tangible. Ces expériences immersives, moins intrusives qu’un spot vidéo classique, promettent un engagement plus profond et une mémorisation accrue, conditions indispensables pour transformer la curiosité sociale en préférence de marque durable.
En faisant rugir son storytelling sur le terrain du social éphémère, Lion Céréales ne se contente pas de suivre la Gen Z, elle épouse sa cadence. L’enseigne prouve qu’une bouchée d’immersion et une pincée de data transforment un simple geste de swipe en souvenir gustatif. Si la marque conserve cet appétit créatif, elle pourrait bien installer durablement son bol dans l’imaginaire d’une génération qui zappe tout sauf les expériences qui la font vibrer.
